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Comment améliorer un DPE G : solutions concrètes pour un meilleur diagnostic énergétique

Ecrit par Roland Riaut

7 juin 2026

Un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) classé G représente le niveau le plus bas en matière d’efficacité énergétique pour un logement. Cette classe énergétique, synonyme de « passoire thermique », a de réelles conséquences : interdiction progressive de mise en location, perte de valeur à la revente, inconfort au quotidien, factures de chauffage élevées. Face à l’urgence climatique et à la réglementation française de plus en plus stricte, il est indispensable de comprendre comment remonter un DPE G vers une meilleure note. Améliorer la performance énergétique de votre logement, c’est investir dans votre confort, votre patrimoine et la transition écologique.

Dans cet article, nous vous présentons les étapes concrètes et efficaces pour améliorer un DPE G. Isolation, chauffage, ventilation, éclairage, électroménager, énergies renouvelables, et changements de comportements : découvrez des conseils pratiques, des exemples chiffrés, des comparatifs et des astuces pour rénover intelligemment votre bien immobilier. Que vous soyez propriétaire occupant, bailleur ou futur acquéreur, suivez ce guide détaillé pour transformer votre logement énergivore en un espace confortable et économe en énergie.

Comprendre le DPE G : enjeux, conséquences et obligations

Qu’est-ce qu’un DPE G ?

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) classe les logements de A (très performant) à G (très énergivore) selon leur consommation d’énergie primaire (en kWh/m²/an) et leurs émissions de gaz à effet de serre. Un logement classé G consomme plus de 450 kWh/m²/an, soit près de 4 à 6 fois plus qu’une habitation classée D ou C. La majorité de cette énergie sert au chauffage, à la production d’eau chaude et à la ventilation, ce qui se traduit par des factures très élevées et un bilan environnemental désastreux.

Conséquences d’un DPE G

  • Interdiction progressive de mise en location : Depuis 2023 pour les logements les plus énergivores et à partir de 2025 pour tous les logements G, il sera interdit de louer un bien classé G selon la loi Climat et Résilience.
  • Baisse de valeur immobilière : Les passoires thermiques subissent une décote pouvant aller jusqu’à -15% à la revente.
  • Coût de l’énergie : Une maison G peut générer des factures de chauffage dépassant 2000 € par an.
  • Inconfort thermique : Sensation de froid, parois humides, courants d’air, surchauffe en été…

Obligations légales et aides financières

La rénovation énergétique devient une obligation pour les propriétaires de logements classés G. Les aides disponibles sont nombreuses :

  • MaPrimeRénov’
  • Éco-prêt à taux zéro
  • Certificats d’économies d’énergie (CEE)
  • TVA à taux réduit

Ces dispositifs peuvent financer jusqu’à 60% du montant des travaux sous conditions de ressources et de performance énergétique atteinte. Pour bénéficier de ces aides, il est essentiel de faire appel à des professionnels certifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

Renforcez l’isolation thermique : la base d’une meilleure performance

Pourquoi l’isolation est-elle prioritaire ?

L’isolation thermique est la première étape pour améliorer un DPE G. Selon l’ADEME, 25 à 30% des pertes de chaleur d’un logement passent par la toiture, 20 à 25% par les murs, 10 à 15% par les fenêtres et 7 à 10% par les planchers bas. Sans une isolation performante, toute amélioration du système de chauffage sera inefficace et coûteuse.

Les zones clés à isoler

  • Toiture et combles : Priorité n°1. L’isolation des combles permet de réduire jusqu’à 30% des pertes de chaleur. Exemples de matériaux : laine de verre, laine de roche, ouate de cellulose (épaisseur recommandée : 30 à 40 cm).
  • Murs : Isolation par l’intérieur (ITI) ou par l’extérieur (ITE). L’ITE est plus coûteuse mais très efficace (jusqu’à 80% de gain sur les pertes par murs).
  • Planchers bas : À ne pas négliger, surtout pour les logements sur sous-sol non chauffé ou vide sanitaire.
  • Menuiseries : Remplacement des fenêtres simple vitrage par du double ou triple vitrage, pose de volets isolants.

Tableau comparatif des solutions d’isolation

ÉlémentType d’isolationGain énergétique estiméCoût indicatif (€/m²)Aides disponibles
Combles perdusSoufflage laine minéraleJusqu’à 30%15-25MaPrimeRénov’, CEE
Murs extérieursITE polystyrène / laine de roche25%70-120MaPrimeRénov’, CEE, TVA réduite
Planchers basPanneaux isolants7-10%30-60MaPrimeRénov’, CEE
FenêtresDouble vitrage10-15%350-700MaPrimeRénov’, TVA réduite

Bonnes pratiques et erreurs à éviter

  • Privilégier une isolation continue, sans pont thermique.
  • Vérifier la compatibilité des matériaux avec la configuration du logement (maison ancienne, bâtiment en pierre, etc.).
  • Faire réaliser un audit énergétique préalable pour cibler les travaux les plus efficaces.
  • Ne pas négliger l’étanchéité à l’air : les fuites d’air peuvent annuler l’effet de l’isolation.

Améliorez le chauffage et la ventilation pour un DPE performant

comment améliorer un dpe g - Améliorez le chauffage et la ventilation pour un DPE performant

Choisir un système de chauffage plus efficace

Après l’isolation, le chauffage reste le deuxième poste d’amélioration du DPE. Les logements classés G sont souvent équipés de systèmes vétustes : chaudière fioul ancienne génération, convecteurs électriques inefficaces, chaudière gaz non condensante… Le remplacement de ces équipements par des solutions performantes peut diviser par deux la consommation annuelle.

  • Pompe à chaleur air/eau ou air/air : Rendement élevé (COP de 3 à 4), éligible aux aides.
  • Chaudière à condensation (gaz ou fioul) : Jusqu’à 20% d’économie par rapport à une chaudière classique.
  • Poêle à granulés de bois : Solution écologique, coût du combustible réduit, autonomie et confort.
  • Radiateurs électriques à inertie : Si l’électricité est votre seule source, privilégiez les modèles à accumulation ou à chaleur douce.

Ventilation : un enjeu souvent oublié

Une mauvaise ventilation génère humidité, moisissures, et augmente le besoin de chauffage. La pose d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC) de type hygroréglable ou double flux permet de renouveler l’air sans pertes excessives de chaleur.

Exemple concret d’amélioration :

  • Remplacement d’une chaudière fioul par une pompe à chaleur air/eau : gain de 30 à 50% sur la facture.
  • Installation d’une VMC double flux : jusqu’à 15% d’économie d’énergie, qualité de l’air améliorée.

Coût et retour sur investissement

Le coût d’une pompe à chaleur varie de 8 000 à 15 000 €, mais les aides peuvent couvrir jusqu’à 50% de l’investissement. Le retour sur investissement est généralement atteint en 7 à 10 ans, plus rapide en cas de flambée du prix des énergies fossiles.

Optimisez l’éclairage et les appareils électroménagers

Éclairage : passez aux LED

L’éclairage représente en moyenne 10 à 15% de la facture d’électricité d’un foyer. Les ampoules LED consomment 8 à 10 fois moins d’énergie que les ampoules à incandescence et ont une durée de vie jusqu’à 25 000 heures. Un remplacement complet de l’éclairage peut faire économiser 80 à 150 € par an selon la taille du logement.

  • Privilégier les LED pour toutes les pièces, y compris les extérieurs.
  • Installer des détecteurs de présence dans les zones de passage (couloirs, garages).
  • Utiliser la lumière naturelle en adaptant l’agencement des meubles et la couleur des murs.

Appareils électroménagers : faites le tri !

Les appareils anciens ou mal entretenus sont de véritables gouffres énergétiques. Le remplacement par des appareils de classe énergétique A ou mieux (A+, A++, A+++) peut réduire la consommation de 20 à 40% pour un même usage.

AppareilConsommation annuelle (appareil ancien)Consommation annuelle (appareil A+++)Économie potentielle
Réfrigérateur-congélateur350 kWh150 kWh~40%
Lave-linge220 kWh100 kWh~55%
Lave-vaisselle260 kWh110 kWh~58%
Sèche-linge500 kWh170 kWh~66%

Gestion intelligente des appareils

  • Utiliser des multiprises à interrupteur pour couper les veilles cachées (jusqu’à 10% d’économies d’électricité).
  • Lancer les appareils en heures creuses (si abonnement adapté).
  • Choisir des programmes « éco » quand c’est possible.

Adoptez les énergies renouvelables et l’autoconsommation

Pourquoi les énergies renouvelables ?

Pour sortir définitivement de la catégorie DPE G, il est souvent nécessaire de repenser la production d’énergie du logement. Les énergies renouvelables, en complément d’une bonne isolation et d’un chauffage efficace, permettent de réduire le recours aux énergies fossiles et d’atteindre une empreinte carbone très basse.

  • Panneaux solaires photovoltaïques : Pour produire de l’électricité, couvrir une partie de ses besoins et revendre le surplus.
  • Chauffe-eau solaire individuel (CESI) : Peut couvrir jusqu’à 70% des besoins en eau chaude d’une famille de 4 personnes.
  • Pompe à chaleur géothermique : Utilise la chaleur du sol, très performante mais investissement élevé.
  • Poêle ou chaudière à granulés de bois : Source de chaleur renouvelable, neutre en CO2.

Tableau comparatif des solutions renouvelables

SolutionInvestissement initial (€)Économie annuelle estiméeAidesDurée de vie
Panneaux photovoltaïques 3 kWc6 500 à 9 000300-500 €/anPrime à l’autoconsommation, TVA réduite25 ans
Chauffe-eau solaire individuel3 500 à 6 000150-350 €/anMaPrimeRénov’, TVA réduite15-20 ans
Pompe à chaleur géothermique15 000 à 20 000800-1 200 €/anMaPrimeRénov’, CEE20-30 ans

Exemples d’intégration dans un projet de rénovation

  • Installation de 12 m² de panneaux photovoltaïques sur une maison individuelle : autoconsommation de 60% de la production, réduction de la facture de 25%.
  • Remplacement d’un chauffe-eau électrique par un chauffe-eau solaire : économie de 50% sur l’eau chaude sanitaire.

Précautions et points de vigilance

  • Vérifier l’exposition et la surface disponible sur le toit pour le solaire.
  • Faire réaliser une étude de dimensionnement par un professionnel qualifié RGE.
  • Associer les énergies renouvelables à une isolation performante pour maximiser l’impact sur le DPE.

Adoptez les éco-gestes et changez vos habitudes au quotidien

Pourquoi les éco-gestes restent essentiels

Les travaux de rénovation sont fondamentaux, mais les économies d’énergie dépendent aussi des comportements quotidiens. Même dans un logement rénové, de mauvaises habitudes peuvent annuler une partie des gains réalisés sur le DPE. Adopter des éco-gestes, c’est agir sans investir, pour des économies immédiates et durables.

Liste d’éco-gestes à adopter

  • Réduire la température du chauffage de 1°C : jusqu’à 7% d’économie sur la facture.
  • Aérer 5 à 10 minutes par jour, même en hiver, pour renouveler l’air sans refroidir le logement.
  • Couper le chauffage lors des absences prolongées.
  • Installer des mousseurs sur les robinets et douchettes pour réduire la consommation d’eau chaude.
  • Ne pas couvrir les radiateurs ou les bouches de ventilation.
  • Décongeler régulièrement le congélateur (1 cm de givre = +10% de consommation).
  • Utiliser des multiprises avec interrupteur pour éviter les veilles cachées.
  • Laver le linge à 30°C et privilégier le séchage à l’air libre.

Suivre ses consommations pour agir efficacement

Installer un système de suivi des consommations (compteur connecté, application mobile) permet d’identifier les postes énergivores et d’ajuster ses usages en temps réel. À la clé : des économies supplémentaires de 5 à 15% selon les foyers.

Exemple concret d’impact des éco-gestes

  • Une famille de 4 personnes, en adoptant l’ensemble de ces gestes, peut économiser jusqu’à 300 € par an sur sa facture énergétique.
  • Les éco-gestes sont complémentaires des travaux de rénovation : ils permettent de maintenir un DPE performant dans la durée.

Planifier et financer vos travaux : étapes clés et accompagnement

Faire un audit énergétique préalable

Avant d’engager des travaux, il est recommandé de faire réaliser un audit énergétique complet. Celui-ci identifie les points faibles du logement, propose un scénario de rénovation par étapes, chiffre les gains potentiels et les coûts. L’audit est parfois obligatoire pour bénéficier de certaines aides, notamment dans le cadre d’un projet global (rénovation performante).

Établir un plan de travaux par étapes

  • Prioriser l’isolation (combles, murs, planchers), puis le chauffage et la ventilation.
  • Intégrer progressivement les énergies renouvelables et le remplacement des équipements.
  • Prévoir un calendrier de travaux adapté au budget et à la disponibilité des aides.

Financer la rénovation énergétique

  • MaPrimeRénov’ : Jusqu’à 20 000 € d’aides cumulées sur 5 ans, sous conditions de ressources et de performance.
  • Éco-prêt à taux zéro : Jusqu’à 50 000 € sans intérêts, remboursement sur 20 ans maximum.
  • CEE : Primes versées par les fournisseurs d’énergie.
  • TVA réduite à 5,5% sur la plupart des travaux éligibles.

Se faire accompagner

  • Faire appel à un conseiller France Rénov’ (service public gratuit) pour monter votre dossier d’aides.
  • Choisir des artisans certifiés RGE pour garantir la qualité et l’éligibilité aux aides.
  • Vérifier la conformité des devis, le suivi du chantier, la réception des travaux.

Exemple de parcours de rénovation d’un logement DPE G

  • Audit énergétique et planification : 500 à 1 000 € (éligible à des aides).
  • Isolation des combles et murs : 8 000 € (après aides).
  • Remplacement de la chaudière fioul par une pompe à chaleur : 6 000 € (après aides).
  • Installation d’une VMC double flux : 2 500 € (après aides).
  • Gain estimé : passage d’un DPE G à D, confort amélioré, facture divisée par deux.
À retenir

  • L’isolation est la priorité absolue pour sortir d’un DPE G.
  • Un audit énergétique permet de cibler les travaux les plus efficaces et de maximiser les aides.
  • Les éco-gestes et la modernisation des équipements sont indispensables pour pérenniser la performance énergétique.

Améliorer un DPE G, c’est d’abord un engagement pour la planète, mais c’est aussi une décision pragmatique pour valoriser son patrimoine et réduire ses factures. La démarche se construit par étapes : isolation, chauffage performant, ventilation, équipements sobres, énergies renouvelables et gestes quotidiens. Grâce au soutien des aides publiques et à l’expertise des professionnels certifiés, il est aujourd’hui possible de transformer une passoire thermique en logement confortable et économe. N’attendez plus : chaque action compte, et chaque kWh économisé est un investissement gagnant. Pour un accompagnement personnalisé et des solutions sur-mesure, les conseillers et experts d’ics-immo.fr sont à votre disposition pour vous guider vers la sortie durable du DPE G.

Roland Riaut / Rédacteur web

Passionné par l'immobilier, le bien-être et l'art de vivre, je partage ici des conseils pratiques et des informations fiables pour vous accompagner dans vos projets au quotidien. Mon objectif : rendre chaque sujet clair et utile.